Surveillance électronique: Comment cela va se passer ?

Le ministre de la Justice Maître Malick Sall est revenu en détails sur le port du bracelet électronique, après l’adoption hier, mercredi 20 mai, en conseil des ministres du projet de loi modifiant la loi 65-60 du 21 juillet 1965 portant code pénal et consacrant le placement sous-surveillance électronique comme mode d’aménagement des peines.
Me Malick Sall a tenu à préciser que ce procédé, depuis longtemps utilisé dans plusieurs pays, ne peut se faire sans l’appréciation du juge doublée de l’accord du détenu.
«Le bracelet va s’accompagner de la technologie de pointe. Il sera fonctionnel par géolocalisation et pourra durer 20 ans», a-t-il expliqué. Outre le fait que le bracelet puisse être porté discrètement à l’abris des regards et éviter ainsi toute stigmatisation, le garde des sceaux révèle que le dispositif, équipé d’une technologie de pointe et d’un système de géolocalisation, sera confié à la police ou à l’administration pénitentiaire.
L’adoption d’un tel dispositif par notre système judiciaire permettrait de réduire l’encombrement dans nos structures pénitentiaires estimée à 200%.